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Réduire la mortalité routière par l'abaissement des vitesses maximales autorisées

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Avec plus de 3900 personnes par an qui perdent la vie sur les routes de France, l'insécurité routière reste un sujet douloureux.  

Grâce aux recherches entreprises, les facteurs de risque sont clairement identifiés et les autorités, pour descendre sous la barre des 2000 tués en 2020, réfléchissent aux mesures à prendre pour obtenir ce gain en vies humaines perdues ou gâchées par des blessures graves.

La vitesse est impliquée dans au moins un accident sur deux et à ce titre une réflexion est engagée pour réduite la vitesse de 10 kilomètres sur les routes françaises. Les voitures sont de plus en plus confortables et silencieuses et les automobilistes avouent volontiers transgresser en toute connaissance de causes les limitations de vitesse. Cette mesure ne fait pas l'unanimité et le débat est d'ores et déjà engagé.

Pour gagner quelques minutes, on appuie sur l'accélérateur.  D'après les études conduites par l'Inrest (Institut national de recherches et d'études sur les transports et leur sécurité) et l'institut suédois Nilsson qui constitue de la référence en la matière, une diminution de 10 % des vitesses entraîne une baisse de 40 % des accidents mortels. Les situations de circulation sont aléatoires, requièrent une attention soutenue et respecter les vitesses permet de faire face à toute situation imprévue. 

La vitesse est une source de plaisir et de liberté et reste un problème majeur dans l'accidentalité des motocyclistes et des personnes de 15 à 24 ans tuées sur la route. Pour lutter contre cette surmortalité chez ces deux populations particulièrement concernées, il faut prendre des mesures contraignantes et l'abaissement des seuils de vitesses est une garantie de protection pour ces usagers vulnérables.
Les effets de la vitesse :
réduction du champ de vision,
entraînent un flux d'informations et d'images transmis au cerveau,
fatigue le conducteur.

Selon certains conducteurs, la vitesse modérée endort mais ils avouent volontiers qu'elle entraîne une moindre vigilance du conducteur. Le corps humain a ses limites et la vitesse engendre du stress et de la fatigue. Une seconde : c'est le temps pour tout conducteur en état de vigilance normale pour réagir. C'est à dire qu'avant même d'avoir commencé à freiner ou éviter un obstacle, il va parcourir :
14 mètres à 50 km/h,
25  mètres à 90 km/h,
36 mètres à 130 km/h.


Bien qu'en net recul depuis 2002, la diminution du nombre de tués sur les routes figure toujours par les priorités majeures des différents gouvernements. Il n'y a pas de petits excès de vitesse sans risque d'accident mortel et le déploiement des radars automatiques tant décriés depuis quelques années a  permis de sauver de nombreuses vies humaines.
 


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