Lundi, Maureen Kearney, secrétaire CFDT d’Areva, a été cagoulé, bâillonné, ligoté et séquestré à son domicile dans les Yvelines et selon « Libération », cette agression ne serait pas sans rapport avec ses engagements syndicalistes.

Lundi matin, alors que son mari venait de partir, vers 7h, Maureen Kearney a été attaquée par derrière puis attachée à un fauteuil chez elle. L’agresseur l’a ensuite menacée : « C’est le deuxième avertissement, il n’y en aura pas de troisième ».

Le quotidien « Libération » fait de suite le rapprochement entre ces menaces et son poste de syndicaliste a Areva, qui compte d’ailleurs porter plainte contre le journal pour « traitement diffamatoire qu’il fait de cette affaire (…), en indiquant par des raccourcis et des parallèles douteux qu’Areva pourrait avoir une quelconque responsabilité dans l’agression de l’une de ses salariés », a déclaré le groupe Areva.

En effet, aucun lien n’a était établi entre cette agression et le syndicalisme de la victime. Cependant, Mme Kearney avait déjà été victime de menaces téléphoniques, un collègue raconte : « on lui a dit de ne pas se mêler de ce qui ne la regardait pas ». Il paraitrait également que ses relations avec la direction s’étaient fortement dégradées ces derniers temps.

Areva déclare dans un communiqué avoir « appris avec consternation l’agression violente dont a été victime à son domicile Mme Maureen Kearney ». La compagnie serait « en contact avec (la) famille (de la victime)  pour lui apporter tout le soutien du groupe et lui exprimer sa solidarité dans cette douloureuse épreuve ».