C’est le quatrième jour de tensions sur l’île de beauté. Dimanche 27 décembre, quelques centaines de manifestants ont défilé à travers Ajaccio sans incident. Explications

L’origine de ces tensions remonte à la nuit du 24 au 25 décembre. Plusieurs actes de vandalisme comme des incendies de poubelles sont à déplorer. Le plus grave reste à venir : appelés à intervenir dans le quartier populaire des Jardins de l’Empereur, deux pompiers tombent dans un guet-apens et sont violemment pris à parti par des jeunes du quartier en question. Un policier venu porter assistance est aussi victime de la violence de ces individus.

Les trois fonctionnaires, légèrement blessés, sont envoyés à l’hôpital. La manifestation de soutien aux fonctionnaires  « organisée » le vendredi 25 dégénère. Les manifestants scandent des slogans racistes et, en guise de représailles, s’en prennent à une salle de prière musulmane qu’ils vont saccager et tentent de bruler un coran. La terrasse d’un snack kebab a été vandalisée.

Samedi, nouvelle manifestation émaillée des mêmes slogans racistes est organisée dans le quartier où les troubles ont commencé. Aucune dégradation n’a été relevée. Cependant, le préfet de Corse, Christophe Mirmand, décide un arrêté préfectoral afin que les manifestants ne se rendent plus dans le quartier des Jardins de l’Empereur dans la nuit du samedi au dimanche.

Un important dispositif policier a encadré le quartier en question et la manifestation qui s’est tenue dimanche. Aucun incident à déplorer.

Dimanche, deux individus ont été placés en garde à vue pour les faits de « dégradations » selon le procureur de la République d’Ajaccio Éric Bouillard. Ils devraient être déférés au palais de justice en début de semaine.

SOURCE