Vendredi 6 octobre, le tribunal correctionnel de Paris a condamné à une peine de dix ans de prison Christine Rivière, la mère d’un membre de l’organisation terroriste Etat islamique (EI) qui s’est rendue plusieurs fois en Syrie pour assister son fils mais aussi suite à sa radicalisation.

Au cours des réquisitions, le procureur de la République de Paris avait déclaré « la mère et le fils sont persuadés de pouvoir acquérir l’immortalité auprès d’Allah en combattant, en faisant la guerre » avant de rajouter que la prévenue a « fait de son fils un fusil ».

Christine Rivière, mère de famille âgée de 51 ans, était poursuivie au motif d’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes.

Elle avait été interpellée le 2 juillet 2014 chez son fils ainé alors qu’elle s’apprêtait à se rendre à nouveau en Syrie aux côtés de fils cadet, après déjà trois voyages en 2013 et 2014.

Mme Rivière avait fourni à son fils une aide matérielle et financière en plus d’avoir « contribué au départ de plusieurs jeunes femmes ».

Isabelle Prevost-Desprez, la présidente du tribunal, a expliqué la sévérité de cette sentence « votre engagement est sans faille, qualifié de fanatique par l’expert psychologue, vous a conduit à adhérer à la mouvance radicale [et] vous vous êtes totalement épanouie dans cette idéologie ».

Son fils, Tyler Vilus, avait été arrêté un an après sa mère en Turquie avant d’être extradé vers la France. Son cas est encore en cours d’instruction.

Thomas Klotz, l’avocat de la Christine Rivière, avait décrit une femme « complètement perdue, on est au cœur des ténèbres ».

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