Jeudi dernier, à Dreux, dans l’Eure-et-Loir, trois délinquants violents ont été relâchés faute de place en prison. 
Les faits suscitent de vives réactions. Les syndicats des policiers ne comprennent pas la décision de justice : « lorsque des gens condamnés à des peines de prison ferme sont arrêtés par la police et miraculeusement relâchés au bout de 48 heures sous prétexte qu'une prison est censée être pleine, c'est un mauvais signe qui se diffuse dans le milieu délinquant » (Patrice Ribeiro, secrétaire national du syndicat de police Synergie).

Les malfaiteurs avaient été condamnés à des peines de prison ferme. Face au manque de place dans la prison, ils ont été relâchés. Patrice Ribeiro est révolté : « Lorsque des gens condamnés à des peines de prison ferme sont arrêtés par la police et miraculeusement relâchés au bout de 48 heures sous prétexte qu'une prison est censée être pleine, c'est un mauvais signe qui se diffuse dans le milieu délinquant ».
Le problème de la surpopulation carcéral devient de plus en plus important. En juillet dernier, il avait été révélé que la France logeait plus de 68 500 prisonniers dans ses maisons d’arrêts, pour seulement 57 300 places.

Au gouvernement français, l’affaire fait mouche. La garde des sceaux demande un rapport détaillé à la cour d’appel de Versailles, sur la situation, tandis que Manuel Valls Manuel Valls se dit « très surpris de cette décision et inquiet de ses conséquences ».
Le syndicat des policiers dénonce cette politique : « On a d'un côté un ministre extrêmement volontariste qui nous demande du résultat, notamment sur les zones de sécurité prioritaire et on voit de l'autre côté que la justice ne joue pas nécessairement le jeu et casse le travail de la police. » « C'est extrêmement démoralisant pour les policiers qui prennent des risques tous les jours pour interpeller des délinquants violents et multirécidivistes », ajoute-Patrice Ribeiro.