Une jeune femme a déposé une plainte à l’encontre d’un secrétaire privé de l’ambassadeur du Qatar à Paris pour harcèlement sexuel. Licenciée pour un motif qu’elle conteste, la plaignante a également saisi le conseil des Prud’hommes.

Le milieu diplomatique est plutôt discret, et cette affaire risque de porter un sacré coup à l’image de l’ambassade de ce petit pays du Moyen-Orient.

La jeune femme, âgée de 27 ans, a obtenu un poste d’assistante auprès du secrétaire privé de l’ambassadeur.

Après des années d’études exemplaires à l’université de la Sorbonne à Paris, ce contrat en CDI représentait le premier pas d’une carrière prometteuse pour la jeune femme d’origine ukraino-libanaise.

Issue  d’un milieu modeste, la plaignante n’a pas eu le temps de savourer cette victoire sur la vie. Embauchée en septembre 2014, elle est licenciée en janvier 2015 au motif d’un refus d’obéir à une directive : elle aurait refusé de transférer un appel téléphonique.

Elle décrit tout autre chose. Plusieurs de ses supérieurs hiérarchiques auraient tenté de la séduire, parfois de manière peu délicate, ce qui motivera sa décision de déposer une plainte auprès du commissariat du XVIIème arrondissement de Paris pour « harcèlement sexuel par personne ayant autorité ».

Elle présentera plusieurs messages envoyés par l’accusé pour corroborer sa version des faits.

L’ambassade était prête à revenir sur son licenciement à condition que la plainte soit retirée. Le parquet de Paris a ouvert une enquête dont se serait bien passée l’ambassade de ce pays, déjà très critiqué pour la gestion de l’organisation du mondial de football en 2022.

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