Vendredi 20 octobre, l’association Génération identitaire et cinq de ses militants étaient jugés pour l’occupation de la mosquée de Poitiers en octobre 2012. Seulement deux prévenus se sont présentés face à la justice.

Cinq ans jour pour jour après les faits, le jugement de cinq individus et de l’organisation d’extrême droite Génération identitaire s’est ouvert devant le tribunal correctionnel de Poitiers (Vienne).

Poursuivis pour avoir occupé une mosquée en construction, seulement deux accusés se sont présentés au tribunal.

Quatre prévenus ont refusé la convocation en justice. Seuls Damien Lefevre, le président de l’association, et Arnaud Martin ont fait face à la justice.

Ils ont lu une lettre mais n’ont voulu répondre à aucune question.

Dans ce courrier, ils se définissent comme des « lanceurs d’alerte ».

Ils expliquent qu’ils avaient « raison trop tôt » à propos des attaques terroristes commises en France depuis 2015.

Appelé à témoigner, l’imam de la mosquée en question avait annoncé « il n’y a pas un mois d’octobre sans que des fidèles viennent me voir la peur au ventre ».

Le procureur de la République a expliqué « ce qui est condamnable, c’est l’ensemble de la mise en scène qui visait exclusivement une communauté religieuse afin de la bannir de l’espace public ».

La défense des prévenus s’est basée sur la liberté d’expression des protagonistes.

Frédéric Pichon, l’avocat d’un des accusés, a tenté de plaider « choisir Poitiers, c’était la réponse du berger à la bergère : vous ne serez pas maître chez nous ».

Afin que la peine ne soit pas seulement « symbolique », le ministère public a requis à l’encontre des accusés douze mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve.

Le jugement devrait être rendu le 7 décembre.

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