Vendredi 6 octobre, trois journalistes ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à effectuer un reportage dans la prison de Tocoron, située au nord du pays dans l’État d’Aragua. Ils ont finalement été relâchés dimanche 8 octobre.

Selon des organisations de journalistes et de défense des droits de l’homme, trois journalistes ont été libérés dimanche 8 octobre après avoir passé le week-end emprisonnés.

Filippo Rossi, journaliste suisse, Roberto Di Matteo, d’Italie, et Jesus Medina, un reporter-photo vénézuélien, ont été arrêtés vendredi 6 octobre alors qu’ils s’apprêtaient à effectuer un reportage à Tocoron, une prison des plus violentes du pays.

Alors qu’ils s’étaient enregistrés à leur arrivée dans l’établissement pénitentiaire et qu’ils disposaient des autorisations nécessaires au tournage, les trois journalistes ont quand même été arrêtés.

Selon le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP), « ils avaient une invitation pour entrer à Tocoron. Ils s’étaient enregistrés pour y pénétrer lorsqu’on leur a interdit l’accès, puis ils ont été arrêtés. Il semble qu’il y a eu un contrordre pour empêcher leur entrée ».

Un communiqué de l’Association de la presse étrangère au Venezuela dénonce « le harcèlement et la détention de journalistes comme techniques d’intimidation et déplorons que des collègues aient été privés de leur liberté, et nous exigeons que la liberté d’exercer cette profession soit garantie au Venezuela ».

La malnutrition et l’état de surpeuplement des prisons du pays (88 000 détenus pour 35 000 places selon Una Ventana de libertad, une ONG qui défend les droits des détenus) sont régulièrement pointés du doigt par de nombreuses ONG malgré un plan lancé par le gouvernement en 2011 pour décongestionner les 50 établissements pénitenciers à travers le Venezuela.

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