Dimanche 3 mai, la cour pénale de Bagdad a condamné la Française Mélina Boughedir à la réclusion à perpétuité au motif d’appartenance à l’organisation terroriste État islamique (EI).

Après sa capture le 8 juillet 2017 à Mossoul, la cour pénale de Bagdad avait condamné la jeune femme de 27 ans à une peine de sept mois de prison ferme pour entrée illégale sur le territoire irakien sans que le juge d’instruction ne retienne l’accusation pour terrorisme.

À la fin du mois de mars, un nouveau procès a été ordonné par le Conseil suprême des juges après l’examen en appel, une procédure automatique en Irak.

Cette nouvelle décision de justice intervient après que le ministre de affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ait déclaré que la Française est une « combattante ».

William Bourdon, l’avocat de Mélina Boughedir, a dénoncé la « caractère politique de cette décision », « pour une raison technique d’abord : avec le même dossier, il y a quelques mois, elle a été acquittée des charges de terrorisme. Or, aujourd’hui, il n’y a pas d’éléments nouveaux et elle est condamnée à la perpétuité ».

Selon lui, il ne fait aucun doute que « le message de Jean-Yves Le Drian a été reçu cinq sur cinq », « les déclarations du ministre Le Drian ont été perçues comme un encouragement puissant à la fermeté et personne ne peut douter que cette peine précipitée ne soit en lien avec la volonté de la France qu’elle ne rentre pas ».

Mélina Boughedir avait tenté de se défendre en arguant « mon mari m’a dupée et ensuite il a menacé de partir avec les enfants », « je suis innocente ».

Me Bourdon a déclaré au quotidien Le Monde « elle est effondrée, elle va faire appel de la décision ».

Christophe Castaner, le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, a commenté « la justice irakienne est légitime à juger, elle a pris sa décision ».

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