Après un week-end marqué par les affrontements entre des groupes de casseurs et les forces de l’ordre dans plusieurs villes de la banlieue parisienne, le président de la République et le Premier ministre sont attendus au tournant par toute la classe politique, mais surtout par la population française, inquiète de cet épisode violent et hors de contrôle.

Tout a commencé le jeudi 2 février dans la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) avec l’arrestation de Théo, 22 ans, qui a subi de graves violences et accuse les policiers de l’avoir violé. Hospitalisé avec une brulure à l’anus qui lui vaut une interruption du temps de travail (ITT) de 60 jours, la jeune victime est soutenue par autant de personnalités politiques que par l’essentiel de la population française.

Après avoir rendu visite au jeune homme sur son lit d’hôpital, le président François Hollande doit se rendre mardi 14 février à Aubervilliers pour rencontrer une partie de cette jeunesse désabusée et qui n’a pas trouvé d’autre moyen de s’exprimer que cette violence.

Le premier ministre Bernard Cazeneuve a prévu de recevoir des associations de lutte contre le racisme dans la matinée de lundi 13 février.

Il est temps d’essayer de calmer le jeu. Samedi 11, une manifestation pacifique a été organisée à Bobigny, malheureusement des groupes de casseurs ont terni cette journée de soutien et 37 personnes ont été arrêtées. Des échauffourées avec les forces de l’ordre ont duré jusqu’à minuit dans plusieurs villes en banlieue parisienne.

Dans la nuit suivante, c’est onze individus à Drancy et dix mineurs à Argenteuil (Val-d’Oise) qui ont été placés en garde à vue pour des violences urbaines.

A trois mois de l’élection présidentielle, certains candidats sont tentés d’instrumentaliser ce drame, qui va avoir une influence certaine dans la vie politique française.

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