Lundi 29 janvier, le mari d’Alexia Daval, une joggeuse retrouvée morte en automne 2017, a été placé en garde à vue.

Il est environ 9 heures quand les gendarmes se présentent à Gray-la-Ville (Haute-Saône) au domicile de celui qui désormais fait figure de suspect.

Jonathann Daval, 34 ans, est resté d’un calme apparent, « très serein », d’après Me Randall Schwerdorffer, l’avocat du mari.

Son défenseur a également fait savoir que Jonathann Daval proclame « qu’en aucun cas il n’était lié d’une façon ou d’une autre au décès de son épouse ».

Cette garde à vue peut être durer 48 heures, Edwige Roux-Morizot, la procureure de la République de Besançon, devrait tenir une conférence de presse à l’issu de cette privation de liberté.

Les enquêteurs cherchent à établir l’emploi du temps de Jonathann Daval le matin de sa disparition.

C’est lui-même qui avait alerté les autorités le 28 octobre 2017, expliquant que sa compagne était sortie faire un jogging et qu’elle n’était pas rentrée.

Après deux jours de recherches qui ont mobilisés des dizaines de gendarmes et des centaines de bénévoles, la jeune femme de 29 ans est retrouvée.

Son corps à moitié carbonisé avait été dissimulé dans des branchages de la forêt de Velet-Esmoulin.

L’autopsie pratiquée sur Alexia Daval révèle que la banquière a subi des « violences physiques », elle aurait été étranglée, et « probablement » morte par asphyxie.

Des marques de griffures et morsures étaient visibles sur les mains de Jonathann Daval après la disparition de sa femme.

Il a expliqué aux enquêteurs que ces marques proviennent d’une violente dispute survenue deux jours avant.

De simple témoin, ce mari aux allures trop parfaite est devenu suspect dans affaire particulièrement sordide.

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