Depuis dimanche 15 avril, des échauffourées ont opposées les forces de l’ordre à des bandes de jeunes issues du Grand Mirail, un ensemble de quartiers sensibles de Toulouse, où ne résident pas moins de 40 000 personnes.

Mercredi 18 avril, un jeune émeutier de 18 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse à six mois de prison, dont trois avec sursis, sans mandat de dépôt. Poursuivi pour « dégradations », « participation à un groupement en vue de la préparation de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », le parquet réclamait une sanction plus lourde, huit à douze mois de prison ferme.

Patrice Michel, le procureur de la République, avait expliqué au cours de son réquisitoire « notre société est en péril. Ce n’est pas normal ce qui se passe », évoquant notamment « ces millions de dégâts » avec ces dégradations, en plus de la violence à l’encontre des fonctionnaires de police et des pompiers.

En deux jours, vingt-trois individus ont été arrêtés dans les différents quartiers du Grand Mirail, selon Pascal Mailhos, le préfet de Haute-Garonne.

Dans un communiqué, le préfet fait part d’une « situation très fragile dans les quartiers du Mirail », avant d’ajouter « les forces de l’ordre resteront massivement présentes dans les jours à venir pour éviter toute reprise des incidents ».

Le maire Les républicains Jean-Luc Moudenc a annoncé une « situation sous contrôle », renonçant à recourir au couvre-feu pour les mineurs dans les quartiers en question.

Cet embrasement de la ville rose ferait suite à l’arrestation d’une femme en burqa, poursuivie au motif de « rébellion, outrage et menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Le suicide contesté d’un détenu originaire du Grand Mirail survenu samedi 14 est aussi une cause à cette vague de violences.

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