Sur le site de l'entreprise Renault en Seine-Maritime, un mécanicien de nuit a décidé de mettre fin à ses jours dans le nuit de dimanche à lundi 22 avril en raison d'une pression trop excessive de son employeur.

C'est sur son lieu de travail dans la nuit de dimanche à lundi à l'usine Cléon (Seine-Maritime) qu'un employé de l'entreprise Renault a mis fin à ses jours. Selon la CGT, le mécanicien aurait expliqué son geste grâce à une lettre où il expliquait qu'il subissait une grande pression et du chantage de la part du groupe.

Renault-Cléon emploie quelques 4000 salariés dans une ambiance que la CGT qualifie comme étant « de plus en plus difficile » surtout après la mise en place de l'accord compétitivité-emploi. Pre de famille, le mécanicien a été retrouvé pendu lundi matin à son lieu de travail, il était employé depuis 2000.

Deux lettres ont été retrouvé, une adressée à sa famille et la deuxième à l'attention de la direction dans laquelle il dénonce les pressions subit selon le syndicaliste. L'ouvier de Renault aurait entre autres écrit les mots suivants « « merci Renault. Merci pour ces années de pression, chantage au (service de) nuit. Où le droit de grève n'existe pas. Ne pas protester sinon gare. La peur, l'incertitude de l'avenir sont de bonne guerre, paraît-il ? Tu expliqueras ça à mes filles, Carlos » en allusion à Carlos Ghosn, le PDG du groupe.

Depuis qu'il avait pris part aux grèves contre le projet d'accord compétitivité-emploi cet hiver, le salarié était victime de pressions de la direction. « La direction l'avait notamment menacé de le faire redescendre en équipe (de jour), avec une perte financière très importante à la clé » a ajouté le délégué syndical.

La responsabilité de la direction du site Renault de Cléon ne fait aucun doute selon la CGT. « Les salariés, dès qu'ils sont en grève, subissent des pressions, du chantage. Ils sont mis à l'écart, 'marqués au fer rouge' » affirmait la CGT sur la radio Europe 1.

Le parquet enquêterait désormais sur les causes de la mort de l'employé et père de deux filles, à la suite de ce suicide parvenu durant les heures de travail.