Accusé d’avoir agressé sexuellement ses patientes entre novembre 2007 et janvier 2012, cet ancien médecin généraliste est jugé ce jeudi à Arras.

Il aurait commencé ses agressions après s’être installé à Saint-Laurent-Blangy, dans le Pas-de-Calais en 2007. Il a ensuite été mis en examen en mai 2009 pour caresses sexuelles, auscultations intrusives, relations sexuelles par contrainte psychologique et photos sans accord prise sous les jupes de ses patientes.

Après une interdiction d’exercer la médecine généraliste, il devient médecin coordinateur dans un établissement pour personnes âgées au Centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer en automne 2009. Etant interdit de contact avec les patients, il récidiva alors sur une stagiaire aide-soignante. Cette dernière agression sexuelle eut raison de son contrôle judiciaire. Il est donc repassé devant le juge ce jeudi 22 novembre.

Ses victimes, qui avaient entre 14 et 48 ans, étaient particulièrement bien choisies. Elles étaient toutes, selon le juge, « particulièrement vulnérables » et subissaient chez elles des maltraitances ou violences conjugales qui les ont amenées à souffrir de dépression et de manque de confiance en elles. Pour certaines, les agressions sexuelles du médecin n’étaient pas leur première.

L’accusé a déclaré « un décalage dans (son) comportement comme médecin », il aurait même eut l’impression d’un « sentiment réciproque » avec l’une de ses victimes. Il a également précisé avoir surement mal compris « des sourires, des regards, quelques attitudes ». Il se justifie par le manque de rapports sexuels avec son épouse, alors enceinte. Aujourd’hui, il risque jusqu’à 10 ans de prison.