Jeudi 21 décembre, la Société nationale des chemins de fer (SNCF) a été mise en examen pour « homicides involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement » dans le cadre de l’accident de TGV survenu en novembre 2015.

Onze personnes ont perdu la vie quand le train a déraillé au niveau d’Eckwersheim, une commune dans le Bas-Rhin. Alors que cette rame devait finaliser les essais de la ligne à grande vitesse entre Paris et Strasbourg, la vitesse de circulation constatée au moment de l’accident était de 243 km/h au lieu des 176 km/h.

Mercredi 20 décembre, le juge d’instruction du pôle accidents collectifs avait convoqué la SNCF. La Systra, une filiale de la compagnie de transport ferroviaire a été mise en examen deux jours avant pour « homicides et blessures involontaires » pour la même affaire.

Dans un communiqué, la compagnie explique « participer au processus d’indemnisation », la « Systra s’attachera à démontrer qu’elle n’a commis aucun délit » et que « la procédure n’affecte en rien le fonctionnement de l’entreprise ».

Ces mises en examen démontrent la volonté d’établir les responsabilités au pénal dans ce dossier. En octobre, des experts judiciaires ont remis un rapport qui remet en cause la SCNF, qui a « confié la conduite de la rame (…) à du personnel n’ayant pas l’expérience des essais en survitesse ».

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom