Vendredi 6 avril, le tribunal de Séoul a condamné Park Geun-hye, l’ex-présidente sud-coréenne, à une peine de vingt-quatre ans de prison assortie d’une amende d’un montant de 18 milliards de wons, l’équivalent de 13,8 millions d’euros.

Alors qu’elle ne s’est pas présentée au tribunal pour l’énoncé du verdict, comme à toutes les audiences, ce dernier a reconnu sa culpabilité pour abus de pouvoir, fuite de documents officiels ou encore pour corruption.

Considérant que ce verdict représentait un intérêt public, la cour avait choisi de le diffuser en direct à la télévision, et ce malgré les protestations de Mme Park, pour qui cette ultime humiliation constituait une atteinte à la présomption d’innocence et aux droits de la défense.

Une centaine de personnes étaient venus témoigner leur soutien et exiger la libération de l’ex-présidente Park.

Destituée au mois de décembre 2016 à la suite des révélations de la chaîne JTBC sur sa relation avec une amie très proche, Choi Soon-sil, l’ex-présidente avait été placé en détention au mois de mars 2017.

Dans le cadre de ce scandale d’État, Mme Choi a été condamnée à une peine de vingt ans d’emprisonnement au mois de février dernier.

Choi Soon-sil a profité de sa relation avec Park Geun-hye pour soutirer plusieurs millions d’euros aux conglomérats de Corée du Sud via des fondations.

Elle avait aussi un rôle important dans la vie politique de Corée du Sud alors qu’elle n’avait aucun titre ou fonction officielle.

Fille de l’autoritaire Park Chung-hee, Park Geun-hye suivra les traces de son père en accédant à la plus haute fonction en 2012, devenant la première femme à la tête de son pays.

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