Jeudi 13 juillet, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a confirmé la piste de l’assassinat après de nouvelles analyses dans l’affaire de la mort du juge Bernard Borrel à Djibouti en 1995, une affaire des plus délicates et insolubles pour la justice française.

 

La veuve de Bernard Borrel et le magistrat qui est chargé de l’information judiciaire avaient saisis des experts afin de déterminer si le Français a été assassiné en 1995, ou s’il s’agit d’un suicide, thèse soutenue après la découverte du corps carbonisé aux environs de Djibouti.

Le rapport, daté du 26 juin, confirme la piste d’un assassinat en se basant sur les rapports médicaux-légaux et les photographies effectuées pendant la levée du corps, selon des précisions d’un communiqué du parquet du TGI de la capitale.

Selon l’information judiciaire ouverte en 2002, il est bien question d’un acte criminel.

Les premières expertises médicaux-légales évoquaient la thèse du suicide mais les soupçons d’un acte criminel sont vite apparus.

La veuve du juge Borrel est quant à elle, persuadée qu’il s’agit d’un crime commandité par Ismaël Omar Guelleh, qui est le président actuel du pays.

Ce dossier a considérablement compliqué les relations entre la France et la République de Djibouti, où est installée la base militaire française la plus importante du continent africain.

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