Des mots de Monica d’Onofrio,  la procureure de la République, c’est la « fraude fiscale la plus sophistiquée et la plus longue de la Vème République ».

C’est pourtant la relaxe générale qui été prononcée par le tribunal correctionnel de Paris jeudi 12 janvier. Le juge a motivé cette décision « incomprise » par un manque « d’éléments légaux », se justifiant aussi par des carences sur l’enquête autant que sur le droit français.

Dans ce procès extraordinaire, le personnage principal est l’héritier de la famille Wildenstein, connus pour leur patrimoine de marchands d’arts depuis plusieurs générations.

Au côté de son notaire, deux sociétés financières, deux avocats et deux membres de sa famille, Guy Wildenstein est poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment en bande organisée.

Les sommes en question sont énormes. Le fisc attend le règlement de quelque 500 millions d’euros.

Les réquisitions du ministère public étaient aussi à la hauteur : 250 millions d’euros d’amende et quatre ans de prison dont deux avec sursis à l’encontre du principal intéressé.

La relaxe générale décidée par le tribunal a déclenché une vague d’indignation.

Dès le lendemain, le parquet national financier a fait savoir via un communiqué qu’il faisait appel de cette relaxe générale, un « nouvel examen de l’affaire par la cour d’appel s’avère (…) indispensable ».

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