Après une première semaine d’audience, le procès hors-norme de l’attentat de la Reina a été suspendu jusqu’au 26 mars prochain.

Depuis lundi 11 décembre, 56 individus sont jugés pour leur appartenance présumée à l’organisation terroriste Daech, aux côtés d’Abdulgadir Masharipov, l’assassin présumé.

Ce dernier a reconnu être l’auteur des coups de feu dans la discothèque Reina à Istanbul le soir du réveillon 2017. Le bilan de cette attaque terroriste est de 39 morts et 79 blessés.

Parmi les accusés, figurent deux Français, dont le rôle a été au centre des débats cette semaine.

Abdulrrauf Sert, un habitant de Villeurbanne (Rhône) d’origine franco-turque, a été isolé des autres accusés en raison des révélations qu’il s’est dit prêt à faire.

La seconde personne française apparait comme étant marié à l’assassin. Il s’agit d’une franco-sénégalaise qui serait radicalisée.

Depuis sa cellule, elle a répondu à la cour par visioconférence. Arrivée quelques jours avant l’attaque terroriste, elle est suspectée d’avoir été un « cadeau » offert par l’organisation terroriste à Abdulgadir Masharipov en remerciement pour la tuerie de la Reina.

Les enquêteurs turcs ont mis en évidence des communications entre l’accusée et d’autres femmes engagées en Syrie aux côtés de Daech entre le mois de novembre et la date de son mariage religieux, une semaine après l’attentat.

L’audience reprendra au printemps 2018 au tribunal turc de Silivri, avec les plaidoiries des avocats. Le verdict, très attendu, devrait suivre rapidement.

Après la suspension d’audience du vendredi 15 décembre, sept suspects ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire stricte.

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