C'est un dossier très sensible qui revient devant la justice. Entre relaxe et condamnation, une décision claire doit être prise à l'issu d'un procès en plusieurs épisodes.

 

C'est sur le site de Toulouse que la catastrophe a eu lieu le 21 septembre 2001. L'explosion de l'usine AZF est la pire catastrophe industrielle d'après-guerre en France. Le bilan fait état de 31 morts et de 8000 blessés.

Les responsabilités sont établies et Serge Biechlin, directeur de l'usine de produit chimique, et Grande Paroisse, firme appartenant au groupe Total, sont poursuivis pour « homicides, blessures et destructions involontaires ».

Un premier procès devant le tribunal correctionnel de Toulouse s'est tenu en 2009. Le bénéfice du doute avait permis aux accusés d'être relaxés.

La cour d'appel de la ville rose s'est prononcée en 2012 et cette fois Serge Biechnin et Grande Paroisse ont été condamnés à trois en de prison dont un sursis de deux ans assortie d'une amende de 45 000 euros pour l'ancien directeur et 225 000 euros pour la société.

Cet arrêt a été à son tour cassé dans un souci d'impartialité suite au pourvoi en cassation des avocats de compagnie accusée.

Ce procès extraordinaire s'ouvre mardi 24 janvier devant la cour d'appel de Paris. Ce dépaysement n'est pas du goût de nombreuses victimes qui ne pourront pas être présentes aux audiences.

C'est pas moins de quatre mois qui seront nécessaire pour rejuger ce dossier.

La compagnie Total a payé deux milliards d'euros aux victimes pour sa responsabilité civile.

 

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