Mercredi 12 juillet, le Conseil supérieur de la magistrature a sanctionné d’un blâme le juge François-Marie Cornu au motif de manquement aux devoirs de réserve. En charge de plusieurs affaires d’assassinats en Corse, il a été dessaisi et mis au placard par sa hiérarchie.

Le 12 juillet, le conseil de discipline des magistrats du siège du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a sanctionné d’un blâme le juge François-Marie Cornu au tribunal de Bastia (Haute-Corse).

Le CSM a été saisi par Olivier Sisti, un individu au cœur de dossiers criminels, pour manquements au devoir d’impartialité ainsi que par Jean-Jacques Urvoas, l’ancien ministre de la justice, pour manquements aux devoirs de réserve, de loyauté et de délicatesse.

Le juge, âgé de 42 ans, est arrivé au tribunal de Bastia en 2013 et a commencé à s’intéresser à six affaires d’assassinat.

Il tentera de faire avancer ces dossiers en contactant la section de recherche de la gendarmerie, puis le général de la gendarmerie sur l’île de beauté en 2015, sans obtenir de réponse.

Le seul effet qu’a eu ce courrier est une convocation du président du tribunal de grande instance (TGI) de Bastia. François-Marie Cornu est dessaisi de ces dossiers.

En juillet 2015, le juge, lâché de toute part, s’entretient au téléphone avec une veuve, constituée partie civile dans une des affaires d’assassinat.

La communication est interceptée par les enquêteurs et les propos du juge lui valent ce blâme.

Ce juge aurait-il été trop courageux face à un système judiciaire propre à la Corse ?

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