Mardi 8 août, la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)  a condamné Cédric Herrou à une peine de quatre mois de prison avec sursis pour avoir apporté son aide à des migrants dans la vallée de la Roya, près de la frontière italienne.

Le 10 février, l’agriculteur et militant pro-migrants Cédric Herrou avait été condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice (Alpes-Maritimes) pour avoir aidé environ deux cents migrants venus d’Italie, et principalement originaires du Soudan et de l’Erythrée.

Cette condamnation avait été contestée par le procureur de la République.

Après l’audience du 19 juin, pendant laquelle de nombreux militants étaient venus soutenir l’homme de 37 ans, huit mois de prison avec sursis avait été requis à son encontre.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné plus lourdement le prévenu que le tribunal de Nice.

Cédric Herrou a ainsi été condamné à une peine de quatre mois de prison avec sursis. Il devra également s’acquitter de 1 000 euros de dommages et intérêts au titre d’occupation illicite d’un site de la SNCF, délit dont il avait été relaxé en première instance.

A propos de cette condamnation, Cédric Herrou a déclaré « on a l’impression que la politique instrumentalise la justice », tandis que ses nombreux soutiens présents dans la salle ont exprimé leur mécontentement par un « scandaleux » après la lecture de cette décision.

Arrêté le 24 juillet avec 156 migrants, Cédric Herrou n’en a pas fini avec la justice, après six arrestations, celui qui se définit comme en « lanceur d’alerte » a déclaré « je continuerai à me battre. Ils n’ont qu’à me mettre directement en prison, ce sera plus simple. »

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