Mardi 9 mai, Basuki Tjahaja Purnama, l’ex-gouverneur de Djakarta, a été reconnu coupable de « blasphème » et condamné à deux ans de prison par le tribunal de Djakarta. De confession chrétienne, il a été condamné suite à des propos tenus sur l’islam en septembre 2016.

Dans le plus grand pays musulman du monde, cet homme, surnommé « Ahok », est au centre d’un épisode judiciaire suivi partout sur la planète.

D’origine chinoise et de confession chrétienne, il occupait ce poste de gouverneur depuis 2014 suite à l’élection de Joko Widodo à la fonction présidentielle.

Battu aux dernières élections, Basuki Tjahaja Purnama avait cependant tenu à justifier sa candidature auprès de ses détracteurs, usant maladroitement un passage du Coran au cours d’un meeting.

Ses propos avaient suscité la colère des islamistes extrémistes. La milice du Front des défenseurs de l’islam (FPI) avait appelé à manifester contre « Ahok » et des centaines de milliers de personnes avaient répondu à l’appel dans les rues de la capitale et dans plusieurs villes du pays.

Ce procès était au centre de l’attention de la communauté internationale mais aussi des habitants d’Indonésie.

Le jugement  rendu mardi 9 mai par le tribunal de Djakarta condamne « Ahok » à deux ans de prison pour ce « blasphème ».

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