Jean-Claude Mas, fondateur de la société PIP spécialisée en prothèses mammaires qui est au centre d’un énorme scandale judiciaire a retrouvé hier après-midi la liberté après la décision du juge en charge de l’affaire.

Après huit mois de détention provisoire justifiée essentiellement par le risque de fugue à l’étranger, Jean-Claude Mas a pu retrouver sa famille vers 16h. Il reste toutefois sous contrôle judiciaire et en attente de son procès qui devrait s’ouvrir le printemps prochain.

L’avocat de Jean-Claude Mas, Me Yves Haddad, avait demandé la remise en liberté le 17 octobre dernier. La période de détention provisoire se terminait de toute manière le 4 novembre donc cette décision n’est pas une véritable surprise ni pour l’accusé ni pour la défense.

Jean-Claude Mas devra pointer toutes les semaines au commissariat, les autorités craignant que le risque de fugue à l’étranger reste toujours élevé. Une crainte partagée par Me Philippe Courtois, avocat de l’accusation et représentant des 2.300 victimes qui se sont regroupées en association pour porter plainte contre M. Mas.

Les dates du procès sont aujourd’hui connues, il est prévu pour se dérouler du 17 avril au 14 mai prochains à Marseille.

Le procès devrait réunir quelques 180 avocats, 4.380 plaignants français et 220 plaignants étrangers et jugera, en plus de Jean-Claude Mas, Claude Couty, président du directoire de l’usine PIP, Hannelore Font, directrice de la qualité, Loïc Gossart, directeur technique et Thierry Brinon, directeur produits.