Dans l'affaire Snowden, le bilan s'alourdit. On apprend à présent que les Nations Unies ont-elles aussi été victimes d'espionnage pendant l'été 2012.

Le système de vidéo-conférence de l'ONU déchiffré

L'hebdomadaire allemand Der Spiegel a rapporté que l'agence a forcé l'accès au système de vidéo-conférence interne de l'Organisation des Nations Unies ; pendant l'été 2012, le nombre de communications interceptées a bondi en seulement trois semaines, passant de 12 à 458.

L'hebdomadaire révèle que la NSA aurait par ailleurs surpris les services secrets chinois en train d'espionner les Nations Unies de la même façon en 2011. Notons qu'espionner l'ONU est illégal pour le droit international.

L'Union Européenne prise pour cible

Les cibles de ces interceptions sont les bureaux de l'Union Européenne à Bruxelles, la mission diplomatique de l'Union Européenne à Washington, ainsi que la délégation de l'Union Européenne auprès des Nations Unies à New York, comme l'affirme le quotidien britannique The Guardian en s'appuyant sur des documents d'Edward Snowden.  D'après ces mêmes documents, la NSA poursuit un programme d'écoutes de plus de 80 ambassades et consulats, à leur insu, appelé « Special Collation Service ».

Ces informations viennent amplifier une forte controverse sur le système de surveillance des États-Unis.