Les faits ne sont pas banals. François Thierry, ancien numéro un de la lutte contre le trafic de stupéfiants, a été mis en examen jeudi 24 août pour son implication présumée dans un important trafic de résine de cannabis.

Deux juges d’instruction ont convoqué l’ex-patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) François Thierry jeudi 24 août.

Malgré cette mise en examen au motif de « complicité de détention, transport, acquisition de stupéfiants et complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée », celui qui était surnommé le « super flic » est sorti de cette convocation libre et sans la moindre contrainte judiciaire.

Muté en 2016 à la sous-direction antiterroriste (SDAT), François Thierry doit faire face à une « procédure disciplinaire de retrait d’habilitation d’officier de police judiciaire », engagée par Catherine Champrenault, la procureure générale de Paris.

Cette procédure, réservée uniquement au pouvoir des procureurs généraux, est rarement utilisée et dans la pratique, n’empêche pas un commissaire de rester en poste.

Cette décision a été notamment motivée par un certain nombre d’entraves à la déontologie et un manque de rigueur professionnelle.

François Thierry est mis en cause dans une saisie de plusieurs tonnes de résine de cannabis retrouvées dans des camionnettes par les services douaniers dans le chic 16ème arrondissement de la capitale le 17 octobre 2015.

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