Mercredi 24 janvier, le tribunal de deuxième instance de Porto Alegre a condamné en appel l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Les trois juges ont confirmé la condamnation en première instance pour « blanchiment d’argent » et  « corruption passive ».

De plus, la sanction prononcée à l’encontre de l’ancien chef d’État âgé de 72 ans a été accentuée.

La peine de neuf ans et six mois de prison décidée au cours de l’été 2017 est passée à douze ans et un mois.

Un des trois juges, Joao Pedro Gebran Neto a commenté cette décision de justice « on vit une tragédie, la tragédie de la corruption ».

La popularité de cet homme issu des quartiers défavorisés et qui a réussi à atteindre la plus haute marche du pouvoir reste très forte au Brésil.

Aux abords du tribunal, de nombreux militants étaient en pleurs après l’annonce de sa condamnation.

Pour le syndicaliste Claudir Nespolo, « c’est l’affaire Dreyfus ! On ne condamne pas seulement Lula mais l’espoir du peuple brésilien ».

Cependant, cette condamnation a ravi le Movimento Brasil Livre (MBL, le mouvement du Brésil libre), un parti de droite.

Kim Kataguiri, qui dirige le MBL a célébré « la victoire de l’éthique sur l’immoralité », avant de rajouter « personne n’est au-dessus des lois ».

Lula a tout de même annoncé le maintien de sa candidature à la présidence du pays.

Depuis la destitution de sa protégée Dilma Roussef en 2016, le pays fait face à un scandale sur fond de corruption sans précédent.

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