Jeudi 20 avril, le procès d’une cellule terroriste s’ouvre devant la cour d’assises spéciale de Paris. Pas moins de vingt accusés sont poursuivis, entre autre,  pour la tentative d’attentat contre une épicerie casher à Sarcelles (Val-d’Oise) en septembre 2012.

Les vingt accusés sont issus d’horizons aussi différents que variés. Ainsi, parmi ces jeunes personnes âgées de 23 à 33 ans, on trouve Victor Guevara, dont la famille vit dans le chic 8ème arrondissement de Paris, Joan-Mich Bokamba, qui est le fils d’un haut responsable politique au Congo ou encore Alix Seng, fils de réfugiés du Laos.

Ce procès hors-norme est présidé par Philippe Roux. Accompagné de quatre assesseurs et deux avocats généraux, cette cour a jusqu’au 7 juillet pour mener les débats et tenter d’établir les responsabilités de ce réseau terroriste.

Les témoins sont presque aussi nombreux que les tomes de procédure : 85 tomes et 80 témoins !

Pour analyser les dérives des vingt accusés, quatorze experts sont attendus à la cour.

Celui qui était à la tête de cette cellule, Jérémie Louis-Sydney, était décrit par certains accusés comme « ultraviolent » ou encore comme étant un « fanatique ».

Il a était abattu par les forces de l’ordre au cours de son interpellation après les avoir braqué avec son arme, un mois après l’attentat raté de l’épicerie casher de Sarcelles en 2012.

Sur les vingt accusés, trois risquent la réclusion criminelle à perpétuité, une peine de trente ans de prison est la sanction que risquent tous les autres individus.

Il faut rappeler que ces personnes sont jugées pour, entre autre, quatre tentatives d’attentat en dix-huit mois.

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