Lundi 2 octobre, le procès hors-norme d’Abdelkader Merah, le frère de l’auteur des attentats de Toulouse et Montauban en mars 2012 qui ont fait sept victimes dont trois enfants,  et d’un complice présumé s’est ouvert dans une ambiance tendue.

Depuis lundi 2 octobre, le procès s’est ouvert devant la cour d’assises spéciale de Paris avec environ 250 parties civiles et 139 journalistes accrédités.

Franck Zientara, le président de la cour, avait pourtant prévenu dès l’ouverture du procès « nous avons à juger deux hommes qui sont présumés innocents. La justice a besoin, pour être rendue dans les meilleures conditions, de calme. »

Abdelkader Merah, le frère ainé de Mohamed Merah, et Fettah Malki, un complice présumé, sont accusés de complicité.

La justice leur reproche d’avoir fourni le scooter, un gilet pare-balle, une arme et des munitions ayant servis dans les attaques survenues entre le 11 et 19 mars 2012.

Poursuivis aux motifs de « complicité d’assassinat » et « participation à une association de malfaiteurs terroristes criminelle », ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

Arrêté et incarcéré depuis le mois de mars 2012, Abdelkader Merah était fiché par les services de renseignement depuis 2007.

Après un voyage en Egypte en 2009, il est considéré comme un salafiste radical. La cour devra déterminer quelle influence le frère ainé a eu sur son frère au moment du passage à l’acte.

Les deux accusés ont déjà reconnu les faits mais nient en bloc avoir eu connaissance du projet terroriste de Mohamed Merah.

Compte-tenu des antécédents d’Abdelkader Merah, surnommé « Ben Ben », pour Ben Laden après les attentats du World Trade Center le 11 septembre 2001, cette ligne de défense va être mise à rude épreuve pour l’avocat  Maître Dupond-Moretti.

Le verdict devrait être rendu le 3 novembre.

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