Mardi 5 avril, une information révélée par Le Monde fait état de 26 « cibles » dans le cadre de l’enquête ouverte par le Parquet national financier (PNF) en avril 2016 pour des soupçons de fraude fiscal et blanchiment d’argent.

Ce scandale financier a été révélé par un consortium de journalistes d’investigation indépendants américains (ICIJ) le 3 avril 2016.

Un an après l’ouverture de l’enquête préliminaire, un service spécialisé de la police judiciaire et les cinq magistrats en charge de ce dossier ont non-plus treize mais vingt-six entités dans leur viseur.

Il s’agit aussi bien de personnes physiques que morales, toutes soupçonnées d’avoir bénéficié d’un système de fraude et d’évasion fiscale à grande échelle, pour des sommes très importantes.

Créées par le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, ces opérations concernent 212 000 sociétés offshores.

L’argent noir transitait entre le Panama, la Suisse, Hongkong et Singapour avant d’arriver aux Seychelles.

Du côté français, le PNF a mené les investigations avec l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) et en coordination avec les services du fisc.

Au départ, treize « cibles » ont été identifié en France, elles sont désormais au nombre de vingt-six. Ces cibles sont des personnes physiques mais aussi des cabinets d’avocats et des banques.

Les investigations du fisc ont donné lieu à plusieurs centaines de contrôles et à l’identification de 415 fraudeurs potentiels.

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