Mercredi 4 octobre, une trentaine de militaires accusés d’avoir voulu assassiner le président turc Recep Tayyip Erdogan a été condamnée à la perpétuité « incompressible » par le tribunal de Mugla.

Le tribunal de Mugla était chargé de juger quarante militaires appartenant à un commando accusé d’avoir tenté d’assassiner le président Erdogan pendant la nuit du putsch avorté la nuit du 15 au 16 juillet 2016.

Poursuivis pour dix-sept chefs d’accusation, dont « violation de la constitution », « appartenance à un groupe terroriste » et  « tentative d’assassinat du président », trente-quatre prévenus ont été condamnés à des peines de prison à perpétuité « incompressibles » (six fois la perpétuité).

Dans cet important procès de l’après-putsch du 15 juillet 2016, le président Erdogan s’était constitué partie civile.

Alors qu’il était en vacances à Marmaris, un commando a débarqué dans son hôtel pour l’assassiner, d’après la version retenue par les juges.

Le chef d’État turc avait déjà quitté la station balnéaire située sur les côtes de la mer Egée quand les militaires s’y sont présentés. Dans un échange de tirs avec la police, deux policiers sont morts.

Au cours de l’audience du 11 septembre, l’ex-général de brigade Gökhan Sönmezates avait tenté de se défendre « les gens qui nous ont donné les ordres ne nous ont pas suivi. Et dire que j’imaginais agir pour mon pays… ».

Un autre prévenu, Gökhan Sen, avait déclaré au cours de l’audience de mercredi « nous n’avons aucune chance d’être jugés de façon impartiale ».

Cette tentative de putsch militaire avait fait 250 morts. Le président Erdogan a ensuite initié une purge impressionnante en Turquie, avec des dizaines de milliers de limogeages et d’arrestations.

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