Dans un entretien donné au Figaro, Beat Hess, le président du groupe LafargeHolcim a reconnu « des erreurs inadmissibles que le groupe regrette et condamne ».

Vendredi 1er décembre, trois responsables du cimentier français Lafarge ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur son activité en Syrie.

Après les révélations du Monde en juin 2016, une enquête a été ouverte pour des soupçons de financement de groupes terroristes, parmi lesquels l’organisation Etat islamique (EI), ce qui a permis au cimentier de maintenir son activité dans une région de Syrie particulièrement touchée par le conflit.

Les enquêteurs du service national de douane judiciaire (SNDJ) cherchent à établir les responsabilités dans ce dossier, la question étant de savoir comment son activité a pu être maintenue sur le site de Djalabiya dans le Nord du pays, en pleine zone de guerre, malgré le danger pour les salariés du groupe.

Après les perquisitions au siège à Paris le 14 novembre, il s’agit des premières gardes à vue depuis l’ouverture de l’information judiciaire.

L’ancien directeur de la cimenterie pour la période de 2008 à 2014 et son successeur ont dû répondre aux enquêteurs, les trois juges d’instruction en charge du l’affaire doivent se prononcer quant à une mise en examen pour ces trois cadres.

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