Dans un communiqué en date du mercredi 14 mars, le gendarme de la bourse américaine (SEC) a accusé de « fraude » l’ancien président de Theranos, Ramesh Balwani ainsi que sa fondatrice et dirigeante Elizabeth Holmes.

La SEC explique que les accusés ont réussi à lever « plus de 700 millions de dollars auprès d’investisseurs par le biais d’une fraude élaborée qui a duré plusieurs années, pendant lesquelles ils ont exagéré ou menti sur la technologie, les activités et les performances financières de l’entreprise ».

Le gendarme financier outre-Atlantique, Theranos et Elizabeth Holmes ont signé un accord amiable qui oblige l’ancienne dirigeante à quitter son poste, sans la possibilité de diriger une société cotée pour une durée de dix ans, céder les dix-neuf millions d’actions de Theranos, qui ont été évaluées à dix milliards de dollars en 2014.

Elizabeth Holmes devra également payer une amende d’un montant de 500 000 euros.

Cet accord n’empêche nullement les poursuites pénales pour cette affaire.

Steven Peikin, un responsable de la SEC, a précisé que l’affaire sera portée devant la justice en Californie concernant l’ancien numéro un de Theranos, Ramesh Balwani.

Dans cette affaire, qui devrait servir de « leçon » à la Silicon Valley, Elizabeth Holmes est passée d’innovatrice comparée à Steve Jobs à simple escroc.

Après avoir créé sa société en 2003 alors qu’elle n’était âgée que de 19 ans, le Wall Street Journal publie une série d’articles en 2015 qui sèment le doute quant à la véracité de l’activité de Theranos.

Un peu plus tard, c’est le ministère de la santé à son tour, qui émet des réserves sur la société en question.

Dans le communiqué de mercredi 14, la directrice du bureau de la SEC Jina Choi a déclaré c’est « une leçon importante pour la Silicon Valley ».

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