Nouveaux rebondissements dans l’affaire du « GucciGate » : dans l’enquête de la justice italienne sur un possible système d’évasion fiscale mis en place par la marque milanaise, c’est l’ensemble du groupe Kering qui est désormais visé. Selon la Stampa, le groupe de luxe du français François Pinault (qui détient aussi Yves saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga…) est suspecté d’avoir eu connaissance et même d’avoir participé aux procédés d’évasion fiscale de sa marque italienne.

L’affaire avait éclaté au début du mois de décembre. Des perquisitions avaient eu lieu au siège lombard du géant du luxe italien. Toujours selon le quotidien italien La Stampa, le parquet de Milan soupçonne Gucci d’avoir déclaré en Suisse pendant plusieurs années des activités menées en Italie, faisant perdre jusqu’à 1,3 milliard d’euros au fisc italien.

Les enquêteurs disposent du témoignage d’un ancien cadre licencié et ont perquisitionné le nouveau siège ultra-moderne de Gucci à Milan ainsi que d’autres bureaux, assure le quotidien.

Contactée par Reuters, une porte-parole du groupe Kering a dit ne rien avoir à ajouter. Il faut dire que la marque italienne est la principale source de profits du groupe français, mais les dernières avancées de l’enquête pourraient bousculer la défense de l’entreprise.

Gucci n’est pas le premier géant du luxe inquiété de cette manière en Italie: en 2013, Prada avait dû rembourser 470 millions d’euros au fisc italien pour avoir déclaré pendant 10 ans à l’étranger des revenus réalisés en Italie.

Sur le même modèle, le fisc italien a obtenu ces dernières années 318 millions d’euros d’Apple et 306 millions de Google, tandis que des enquêtes et tractations sont toujours en cours pour Amazon et Facebook.

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