Lundi 4 septembre, le procès de deux militants de l’association de défense animal L214 s’est ouvert au tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines). Jugés pour avoir introduit des caméras dans un abattoir, le procureur de la République a requis 15 000 euros d’amende à leur encontre.

Cette association occupe une place médiatique importante avec la diffusion de vidéos en ligne sur la condition animale dans plusieurs abattoirs en France.

Cette fois, deux militants, Tony Duhamel et Sébastien Arsac, le cofondateur de L214, sont poursuivis par l’abattoir de Houdan pour « tentative d’atteinte à l’intimité de la vie privée » et « violation de domicile ».

Le procès s’est ouvert lundi 4 septembre devant le tribunal correctionnel de Versailles. Le procureur de la République a requis une amende d’un montant de 15 000 euros dont 10 000 euros avec sursis au cours de l’audience.

Les faits remontent à la nuit du 12 au 13 décembre 2016, les deux militants avaient été interpellés en flagrant délit par les gendarmes alors qu’ils étaient venus récupérer des caméras placées dans l’abattoir.

Cette association se retrouve dans une situation inédite, la plupart des vidéos ayant été tournée par du personnel des lieux visés, L214 ne risquait pas grand-chose.

Dans cette affaire, le directeur de l’abattoir Vincent Harang a déposé plainte malgré avoir reconnu « c’est choquant. Là, il y a une souffrance réelle », devant les images en question au cours d’une entrevue pour France 2.

Le jugement est renvoyé au 9 octobre.

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