Selon une information de l’Agence France-Presse (AFP) et d’Europe 1, confirmée le vendredi 20 octobre par une source proche du dossier , quatre sociétés, dont Aéroports de Paris (ADP) ont été renvoyés devant le tribunal au motif d’homicides et blessures involontaires après l’effondrement du terminal 2E de Roissy-Charles de Gaulle en 2004. Quatre touristes étrangers avaient été tués et sept personnes blessées.

Selon une source judiciaire, le juge d’instruction en charge de cette affaire a rendu son ordonnance mardi 17 octobre.

Le groupe ADP, la GTM (filiale du géant du BTP Vinci), le groupe de certification et d’inspection Bureau Veritas ainsi qu’Ingerop (un bureau d’études) ont tous été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Ces quatre sociétés sont poursuivies pour homicides et blessures involontaires.

En 2014, le parquet de Bobigny avait déjà requis le renvoi en correctionnel pour les prévenues après des nombreux changements de magistrats instructeurs.

Alors qu’il avait été inauguré moins d’un an avant, le toit du terminal 2E de Roissy-Charles de Gaulle s’effondre le 23 mai 2004.

Quatre touristes sont tués et sept autres blessés.

Après le drame, un défaut de conception et de réalisation de l’édifice dessiné par Paul Andreu avait été mis en évidence au cours de l’enquête administrative.

Jean Berthier, le président de la commission d’enquête, avait expliqué « des fissurations existaient dès le début », « la coque s’est progressivement fragilisée ».

Le jour du drame, le toit du bâtiment avait cédé sur plusieurs dizaines de mètres au niveau de la jetée.

L’ensemble des travaux du terminal avaient coûté 650 millions d’euros à l’ADP. La jetée représentait à elle seule un investissement de 150 millions d’euros.

SOURCE  

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom