Mercredi 16 mai, un tribunal situé dans Manhattan à New York a condamné Mehmet Hakan Atilla à une peine de trente-deux mois de prison pour avoir détourné l’embargo américain à l’encontre de l’Iran entre 2010 et 2015.

Dans cette affaire, l’ex-directeur adjoint de la Banque publique turque Halkbank, incarcéré aux États-Unis depuis le mois de mars 2017, est le seul mis en cause présent au moment du verdict.

En automne 2017, les investigations de la justice américaine s’achèvent avec la mise en examen de neuf personnalités turques, dont Zafer Caglayan, l’ancien ministre de l’économie.

Sur le banc des accusés, se retrouvent trois anciens cadres de la principale banque publique turque, mais aussi d’anciens membres du gouvernement.

Le juge fédéral Richard Berman a reconnu que l’accusé n’était qu’un simple « rouage » de ce système de contournement des sanctions contre l’Iran.

Les avocats de Mehmet Hakan Atilla avaient tenté d’expliquer que leur client suivait les consignes de ses supérieurs hiérarchiques.

L’accusation, quant à elle, n’avait pas le même avis et réclamé une peine de vingt ans de réclusion à l’encontre du prévenu.

Suite à l’énoncé du verdict, le ministre des affaires étrangères turc a évoqué « un simulacre de procès », alors que le président de la République islamique Recep Tayyip Erdogan avit fait savoir que « si Atilla devait être déclaré criminel, cela reviendrait presque à déclarer que la République turque est criminelle ».

L’arrestation de Reza Zarrab, un homme d’affaire turco-iranien, en 2016 à Miami s’avère capitale pour les enquêteurs américains.

Sa pleine coopération avec la justice des États-Unis lui permet de bénéficier du programme de protection et d’un statut de témoin assisté.

Ce dossier compliqué vient se rajouter aux tensions déjà présentes entre les deux pays.

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