Sans réelle surprise, la liquidation judiciaire de Virgin a été prononcée par le tribunal de commerce de Paris, lundi 17 juin. Le 10 juin il avait rejeté les deux offres de reprise pour cette enseigne culturelle placée en redressement judiciaire depuis janvier. Le sort des nombreux salariés est désormais entre les mains du liquidateur judiciaire.

Le 12 juin, plusieurs boutiques Virgin ont fermé après avoir été occupées par les salariés. Le 17 juin, en 30 minutes le sort de Virgin a été scellé : liquidation judiciaire. Le tribunal parisien avait auparavant rejeté les offres de reprise des groupes Cultura et Vivarte.

Mercredi 18 juin, les 960 salariés de Virgin en France vont rencontrer le liquidateur judiciaire M. Levy. « Nous allons lui demander ce qu’il y a exactement en trésorerie et où elle pense aller chercher l’argent », a indiqué à l’AFP Guy Olharan, délégué CGT et secrétaire du comité d’entreprise de Virgin.

Les syndicats sont attendus le 19 juin au ministère de la Culture. Ils attendent une « cellule de reclassement pérenne pour le secteur culturel », a expliqué Philippe Gelinaud (CGT), au sujet de Virgin mais aussi de Chapitre ou de la Fnac.

Le 24 juin se réunira le comité d'entreprise pour voir les modalités du plan social pour les 960 salariés et la quarantaine de salariés des filiales de l'enseigne culturelle. Un plan à 8 millions d'euros actuellement, soit près de la moitié de ce qu'attendent les salariés.

La liquidation judiciaire du groupe est « un échec terrible », selon sa présidente Mme Mondollot .

« Nous avons tous beaucoup donné pour cette enseigne et maintenant on va se battre pour obtenir les meilleures conditions de reclassement », a annoncé M. Olharan (CGT).