Vringo, société spécialisée dans la monétisation et la création de technologies mobiles a obtenu gain de cause dans son procès qui l’opposait aux géants Google et AOL. Elle accusait les deux sociétés, ainsi que d’autres, de violation de brevet.

Vringo détient quelques 500 brevets et propriétés intellectuelles issues de ses propres développements ou rachetées à des sociétés tierces, en particulier dans le domaine de la publicité sur internet par affichage d’annonces.

L’année dernière, en 2011, elle avait acheté à la société Lycos des brevets qu’elle a fait jouer dans cette plainte. Ces brevets concernent la technologie utilisée pour afficher des annonces plus « efficaces » ou « pertinentes » sur les pages web.

Selon Vringo, deux de ses brevets avaient été violés, en particulier par Google qui aurait utilisé la technologie détenue par Vringo dans son système « SmartAdServingSystem ». Elle réclamait alors 696 millions de dollars de dommages et intérêts.

Cette somme, déjà revue à la baisse à 493 million durant la procédure, est loin de ce qu’a finalement obtenu Vringo après sa victoire au tribunal. La société obtient 30 millions de dollars de dommages et intérêts répartis entre Google (15,9 millions), AOL (7,9 millions), IAC Search & Media (6,6 millions) Target (98.800 dollars) et Gannet (4.000 dollars).