L’attaquant de l’équipe de France de football a passé la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 novembre en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le chantage à la « sextape » de son coéquipier Mathieu Valbuena.

 

Entendu dans les locaux de la police judiciaire de Versailles depuis mercredi matin, l’attaquant international du Real Madrid Karim Benzema est resté en garde à vue la nuit du 4 novembre pour définir son rôle dans l’affaire du chantage à la « sextape » que subit Mathieu Valbuena, qui a déposé plainte au mois de juin.

Après la garde à vue de Djibril Cissé le 13 octobre, qui s’est soldée par une simple remise en liberté sans poursuite, les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme (BRB), en charge de cette information judiciaire ouverte pour « chantage » et « participation à une association de malfaiteurs », ont voulu en savoir plus sur l’éventuelle implication de Karim Benzema dans ce dossier.

Une source proche de l’enquête a confié que c’est une conversation privée entre les deux joueurs à Clairefontaine au début du mois d’octobre qui a orienté les services de police sur cette piste, afin de savoir s’il s’agissait de conseil ou de pression visant à accepter le racket.

A savoir que déjà trois individus ont été mis en examen avant d’être placés en détention provisoire en octobre. Les investigations des enquêteurs avaient déjà fait apparaître le nom du joueur lyonnais au travers d’écoutes téléphoniques.

L’avocat de Karim Benzema déclarait à la presse le mercredi à la mi-journée que son client était de lui-même à la disposition de la justice. « Serein » car n’étant pas mêlé à ce chantage, il se dit « satisfait » de mettre un terme « à cette pénible polémique ».

 

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