Des personnes s’étaient regroupés en collectif pour demander la simple interdiction de cette oeuvre de Brett Bailey, qui fait grandement scandale en ce moment. La justice à dit non et les performances vont donc continuer.

 

«[Elle] ne porte pas atteinte au respect de la dignité de la personne humaine».  Voila ce qu'a simplement répondu la justice. La juge a tenu à rajouter :  «La représentation artistique en cause a pour objet de dénoncer, sans ambiguïté, l'asservissement des populations noires lors de la période coloniale ainsi que des traitements contraires au principe de respect de la dignité humaine ou aux droits de l'homme dans le monde contemporain».

C'est le entre Dumas-Pouchkine des diasporas et cultures africaines, l'Alliance noire citoyenne et l'association L'Amozaïk qui avaient demandé au départ l'interdiction de l'oeuvre controversée. Mais la justice considère que l'art est libre comme dit le communiqué.

En effet on peut lire :  «L'exercice de la liberté d'expression et de la liberté de création est une condition de la démocratie et l'une des garanties du respect des autres droits et libertés»

Brett Bailey n'est pas nouveau dans ce domaine, la performance date de 2012 mais c'est cette année ou le scande avait débuté. Il fait des tableaux vivants avec des comédiens amateurs recrutés dans chaque ville qui dénonce l'histoire coloniale.