Mardi 7 novembre, l’Azerbaïdjan a perdu son procès en diffamation face à Élise Lucet et Laurent Richard. Les journalistes de Cash Investigation étaient poursuivis pour l’utilisation du terme « dictature » pour qualifier la politique de Bakou.

Le tribunal correctionnel de Nanterre dans les Hauts-de-Seine a rendu son verdict dans l’affaire qui oppose deux journalistes de Cash Investigation ainsi que Delphine Ernotte, la présidente du groupe France Télévisions à cet État pétrolier.

Poursuivis en diffamation, le tribunal n’a pas reçu la recevabilité de cette plainte. Au cours de l’audience du 5 septembre, le procureur avait notamment rappelé qu’un État ne peut lancer de procédure en diffamation comme un particulier.

La présidente a expliqué « la loi sur la presse a été mise en place pour éviter toute censure politique », avant de rajouter « donc elle ne peut permettre à un État d’agir sur son fondement pour censurer un citoyen, et, à fortiori, un journaliste ».

Cependant, l’utilisation du terme « dictature » pour définir le régime de Bakou n’a pas été jugée en soi.

Au vue de cette décision, l’Azerbaïdjan a annoncé se pourvoir en appel. Un euro symbolique était réclamé au titre de la réparation du préjudice.

Ce riche pays caucasien avait déjà été débouté par la cour d’appel de Versailles en mai dernier. Le député François Rochebloine était poursuivi pour l’utilisation du terme « État terroriste ».

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom