Vendredi 2 février, Tariq Ramadan a été incarcéré après avoir été mis en examen pour « viol » et « viol sur personne vulnérable ».

Dans quatre jours, un débat entre ses avocats et le juge des libertés et de la détention devra déterminer la tenue ou non de son placement en détention provisoire.

Un dossier compliqué pour lequel les compétences de trois juges d’instruction sont nécessaires.

Mercredi 31 janvier, le théologien a été placé en garde à vue et le lendemain, une confrontation a eu lieu avec une des deux plaignantes.

Pendant plus de trois heures, cette femme, qui souhaite conserver l’anonymat, a expliqué son calvaire face à celui qu’elle accuse de viol.

Marchant à l’aide d’une béquille suite à un accident de la circulation, cette femme reconvertie à l’Islam cherchait des conseils auprès de Tariq Ramadan.

Suite à un jeu de séduction, il parvient à l’entrainer dans une chambre d’hôtel après une conférence à Lyon en 2009.

Cette femme, âgée de 45 ans, a déposé une plainte le 27 octobre 2017 à l’encontre du préducateur, une semaine après celle déposée par Henda Ayari, toutes les deux pour viol.

Me Éric Morain, l’avocat de l’une des deux plaignantes, a déclaré « après une enquête minutieuse de trois mois, une garde à vue de quarante-huit heures, une confrontation avec ma cliente qui a permis de confondre Tariq Ramadan sur certains points, on a franchi une étape importante avec cette double mise en examen ».

Me Jonas Haddad, qui représente Henda Ayari, a commenté « s’il a d’autres victimes en France ou ailleurs, elles savent maintenant que la justice peut prendre en compte ce qu’elles ont vécu ».

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