Mardi 5 décembre, les autorités italiennes ont annoncé l’arrestation de Maria Angela Di Trapani, surnommée « la patronne ».

Dans la matinée, pas moins de deux-cent carabiniers, avec brigade aériennes et cynophiles, selon le quotidien Stampa, ont procédé à l’arrestation de vingt-cinq individus dans la région de Palerme.

Maria Angela Di Trapani est poursuivie aux motifs d’association mafieuse, extorsions et tentatives d’extorsions d’après les carabiniers.

Après la mort récente du parrain des parrains Toto Riina, les autorités italiennes soupçonnent la Cosa Nostra de vouloir s’organiser autour de « la patronne » désormais.

Elle est la fille d’un mafieux mort en cavale et la femme de Salvino Madiona, incarcéré à vie pour un meurtre qui date de 1991.

Malgré les conditions sévère de son incarcération, ils ont eu un enfant ensemble, mais surtout « la patronne » faisait passer les ordres de son mari à l’extérieur.

Pour ces faits, elle a écopé d’une peine de sept ans de prison. A sa sortie en 2015, elle devient la cheffe, selon les écoutes téléphoniques révélées par la presse italienne.

Après cette vague d’arrestation, l’association de lutte contre le racket « Adiopizzo » a réagi « maintenant c’est à vous, entrepreneurs et commerçants palermitains, à votre amour-propre, à votre volonté de rachat. Dénoncez et collaborez sans remords ».

L’omerta est malgré tout toujours de mise, même si le gouvernement mène une politique de tolérance-zéro contre la mafia.

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