Jeudi 12 avril, le ministère public du Canton de Genève en Suisse a enregistré une nouvelle plainte à l’encontre de l’intellectuel Tariq Ramadan au motif de viol.

Me Romain Jordan, l’avocat de la victime présumée, a expliqué au quotidien Le Monde que cette plainte « vise des faits de viol avec cruauté commis en 2008 à une reprise dans un hôtel de Genève ».

Dans son témoignage de treize pages, publié par la Tribune de Genève, cette femme reconvertie à l’islam raconte avoir entretenu une correspondance avec Tariq Ramadan via les réseaux sociaux alors qu’elle traversait une période difficile.

L’accusé l’aurait par la suite invité à boire un café avant qu’elle ne le suive dans sa chambre d’hôtel.

C’est là qu’elle aurait été violée et séquestrée pendant plusieurs heures, « j’ai eu peur de mourir. J’étais terrifiée et paralysée », selon son témoignage au quotidien genevois.

L’homme de 55 ans était une personnalité influente et reconnue au sein de la communauté musulmane européenne.

Au mois de février 2018, Tariq Ramadan a été mis en examen et placé en détention provisoire en France dans le cadre d’une enquête ouverte après les plaintes pour viol et agression sexuelle déposées par deux femmes en octobre 2017.

En mars dernier, une femme a également accusé le prédicateur de multiples viols subis en 2013 et 2014.

Tout comme cette plainte déposée le 12 avril, la victime présumée a expliqué avoir eu peur de dénoncer de tels faits, avant d’être encouragée par les précédentes plaintes.

Tariq Ramadan réfute ces accusations, mais cette nouvelle procédure enfonce encore un peu plus l’accusé, dont l’état de santé se serait considérablement détérioré au cours de sa détention.

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