Le docteur Fuentes, accusé de délit contre la santé publique après avoir aidé des sportifs à se doper assure que ces sportifs n’étaient pas tous des cyclistes mais n’en dira apparemment pas plus.

En 2006, le démantèlement d’un réseau de dopage secoue le monde du cyclisme. Cinq personnes sont arrêtées dont le docteur Fuentes. Dans son appartement, plusieurs produits dopants et plus de 200 poches de sang on été retrouvées. Le docteur, qui plaide non coupable, assurait alors que l’EPO retrouvée était destinée à sa fille atteinte d’un cancer.

Une des chambres de l’appartement du docteur n’était utilisée que pour y faire des transfusions et le frigo n’était là que pour y garder les poches de sang.  Jusqu’en 2006, aucune loi en Espagne n’existait contre le dopage, le docteur et les 4 autres accusés ne sont donc pas accusés de dopage, simplement de délit contre la santé.

Le parquet réclame deux ans de prison et deux ans d’interdiction d’exercice de leur profession contre les accusés. Le but est de prouver qu’en pratiquant de telles transfusions à son domicile, le médecin a mis en danger la santé des sportifs concernés.

Les noms de ces derniers ne seront d’ailleurs probablement pas révélés durant ce procès. Le docteur Fuentes avait déjà précisé en 2006 que ses patients n’étaient pas que des cyclistes mais il s’était ensuite rétracté. Aujourd’hui, réaffirmant ces anciennes déclarations, il assure qu’il n’en dira pas plus sur ses patients et qu’il exerçait son travail dans le respect des règles d’hygiènes en vigueur.