Une enquête a été ordonnée par le ministère de la Santé à la suite du décès de cinq femmes en fin de grossesse dans la période du 25 au 31 décembre dans plusieurs régions italiennes.

Des équipes d’experts ont été dépêchées par la ministre de la Santé Beatrice Lorenzin dans quatre maternités concernées par ces drames. L’objectif est de « comprendre si les procédures appropriées ont été suivies ou s’il y a eu des défaillances dans l’organisation », selon la ministre, afin d’« éviter de nouvelles tragédies ».

L’Italie a pourtant un des taux de mortalité maternelle les plus faibles au monde (4 pour 100 000 depuis 2004, selon la banque mondiale). Dans un article de La Stampa, le directeur médical de l’hôpital San Camillo à Rome déclare que « 35 % des grossesses en Italie impliquent des femmes de plus de 35 ans. A cet âge, le risque de mortalité maternelle est multiplié par deux ».

Rosalba Paesano, professeur de gynécologie à l’Université La Sapienza à Rome, dénonce des « procédures obsolètes » du ministère de la Santé. En cause, le prix de certains examens de prévention.

Le niveau des effectifs présents dans les maternités pour la période des fêtes de fin d’année est aussi remis en cause au vue de la période relativement courte au cours de laquelle autant de décès périnatals ont été constatés.  

Le gouvernement se doit d’apporter une réponse claire dans les meilleurs délais aux familles des victimes et au peuple de la péninsule.

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