Cette tendance à la régression sociale est observée dans les pays privés de démocratie au profit d’un autoritarisme nationaliste rétrograde. Le Maroc qui encourage les victimes de viol à épouser leur bourreau au nom de la fierté de la famille était un exemple de ces pratiques digne de l’homme préhistorique. Avec cette nouvelle loi, la Russie rejoint le club des pays qui font régresser la dignité humaine.

 

Avant tout, il faut connaitre un chiffre : 10 000. C’est le nombre de femmes qui perdent la vie sous les coups de leur conjoint chaque année dans le plus grand pays du monde.

Le prétexte est simple et prête à sourire. Cette loi devrait permettre d’éviter la « destruction de la famille ». Mais peut-on évoquer une famille quand un homme violent s’en prend à sa femme ou à ses enfants ?

Selon le chef d’Etat Vladimir Poutine, « il existe d’autres moyens d’éducation que les fessées mais bien sûr, il faut rester raisonnable. »

Pour « noyer le poisson », les partisans de cette mesure d’un autre temps évoquent un moyen de conserver les familles unies.

Selon la commission des affaires familiales et du patriarcat, cette mesure tend à protéger des « parents consciencieux » contre des menaces de « poursuites pénales, jusqu’à deux ans de prison, pour n’importe quel recours, même modéré et judicieux, à la force physique dans l’éducation des enfants »

Sous la pression du pouvoir en place et de l’église orthodoxe, les députés ont voté massivement pour l’adoption de cette loi (385 voix pour, 2 voix contre) mercredi 25 janvier. Désormais, tout acte violent commis dans le cercle familial qui n’entraine pas d’hospitalisation sera puni par une peine administrative au lieu des condamnations au pénal qui pouvaient atteindre deux ans de prison.

L’adoption définitive de cette loi est prévue le 27 janvier.

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