Mercredi 9 mai, le parquet de Strasbourg (Bas-Rhin) a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire dans le cadre de la mort de Naomi Musenga.

Cette jeune femme âgée de 22 ans est décédée en décembre 2017. Quelques heures avant le drame, elle avait appelé le service d’aide médicale urgente (SAMU), qui n’a pas pris cet appel de détresse au sérieux et s’est même permis de se moquer de la victime quand celle-ci faisait part de sa douleur.

Finalement prise en charge après un second appel, Mme Musenga sera amenée en urgences dans le service de réanimation de l’hôpital, où elle finira par mourir après quelques heures. Pratiquée cinq jours après le drame, l’autopsie ne pourra définir précisément la cause de la mort, des suites d’une « défaillance multiviscérale sur le choc hémorragique ».

Cette affaire a été révélée par le site d’information alsacien Heb’di, qui avait diffusé l’enregistrement de l’appel téléphonique de Naomi Musenga au SAMU.

Yolande Renzi, la procureure de la République, a déclaré « j’ai ouvert une enquête préliminaire du chef de non-assistance à personne en péril et en ai confié l’exécution aux services de la direction régionale de la police judiciaire Grand Est ».

Le 30 avril dernier, la sœur de la victime avait adressé un courrier au parquet dans lequel elle exprime son souhait de « déposer plainte et demande l’ouverture d’une enquête en lien avec le décès de sa sœur », « l’intéressée met en cause les services du SAMU et les personnes ayant pris en charge les appels de Naomi Musenga le jour de son décès, estimant par ailleurs que les causes du décès demeurent floues, nonobstant les premiers résultats de l’autopsie médicale réalisée le 3 janvier 2018 », selon le communiqué de la procureure.

Une enquête administrative a été ouverte au début du mois de mai par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg et sa direction a annoncé mercredi 9 mai la suspension « à titre conservatoire » de la standardiste qui a réceptionné l’appel de la victime.

Agnès Buzyn, la ministre de la santé, a également réclamé l’ouverture d’une enquête auprès de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS).

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