Selon une information de France Inter confirmée de source judiciaire mardi 5 septembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et les laboratoires Servier devront faire face à leur responsabilité pénale avec le renvoi en correctionnelle dans le cadre du scandale du Mediator.

Mercredi 30 août, l’ordonnance des juges d’instruction a suivi les réquisitions du parquet de Paris avec le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris pour les laboratoires Servier, au motif de « tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d’influence ».

Ce renvoi en correctionnel concerne aussi l’ANSM pour « blessures et homicides involontaires ».

Dans l’hypothèse que le procès hors-norme ait bien lieu, onze personnes morales et quatorze personnes physiques sont visés par le réquisitoire du parquet en date du 24 mai.

Dans cette affaire, il faut noter que sur 4 133 plaignants, 3 970 sont des personnes physiques et que la dernière expertise judiciaire établit entre 1 500 et 2 100 le nombre de décès imputable au Mediator sur le long terme.

Ce médicament antidiabétique avait été utilisé par plus de trente millions de consommateurs comme coupe-faim  entre le début de sa commercialisation en 1976 et le retrait du marché en 2009.

Il est reproché à l’ANSM d’avoir en outre mal informé les utilisateurs et le corps-médical, mais il est également question du délai trop long pour retirer le Mediator du marché.

Après six années de procédures, ce procès attendu par les victimes et leurs proches devrait bel et bien se tenir.

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom